Poèmes

Jack The Ripper

par Léopold Partisan

Chaque nuit, je guette sa fenêtre tapi dans l’obscurité ;
Chaque nuit, j’écoute les notes de son piano me raconter sa vie.
Chaque nuit, je sens vibrer son corps à l’unisson de ses mélodies ;
Chaque nuit, je voudrais capturer à mains nues,
Les effluves de son parfum si délicat.
Chaque nuit, je voudrais capturer à mains nues,
Les volutes de l’air que relâche sa bouche si délicate.
Chaque nuit, je deviens fou en captant la moindre des ses ondes,
Qui ricoche sur mon émoi, le transperçant comme une sonde.
Chaque nuit, je ris, je crie…
Chaque nuit, je me renie, je me punis…
Car qui suis-je pour oser seulement la regarder,
Qui suis-je pour oser si honteusement l’espionner,
Qui suis-je pour me permettre de rêver m’en approcher,
Qui suis-je pour me commettre à penser la toucher ?
Qui suis-je ? Moi le mécréant, moi le gueux.
Chaque nuit, je suis damné,
Tant s’entrechoquent en moi de mauvaises pensées…
Chaque nuit, Dieu m’est témoin,
Je voudrais l’enlacer et m’envoler loin, loin…
Chaque nuit, moi le poète maudit, je m’enfuis
Et dans les bouges, je m’en retourne écrire,
Les plus belles rimes que toujours je lui dédie ;
Car c’est avec passion et componction,
Que je les trace sur le plus doux des vélins,
Avec le sang de ses immondes putains
Que…
Chaque nuit je violente et puis…
Chaque nuit, étrangle
Pour avoir comme…
Chaque nuit tenté de me détourner
De l’amour de sa vie…

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Retour au Top