Poèmes

Les Hangars de la Plaine

par Jean Follain

Jean Follain

Des corbeaux attendent pâture
au-dessus de la plaine
ombres et reflets
sur les toits se défont.
Ici même il y a des années
avec circonspection
deux mains prodiguaient l’amour
à l’homme noueux dont la vie a passé.
Les grands hangars
ne recueillent plus rien
que bois mort, poussière,
parfois un oiseau sanglant
à plumage bleu.

Extrait de: 
1956, André Dhôtel, Jean Follain (Seghers)



Poème publié et mis à jour le: 28 juin 2019

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