Poèmes

Ivre Déraison

par Michel de Saintes

Au loin quand le regard se fixe
Que le sentier tout à ses pierres
Appelle le pas, trace la voie
Il n'est plus besoin que de fixement

mouvoir le corps
fléchir les muscles
poser le pied.

Connaissez-vous dans votre enfer
Cet appel à votre raison
Pour qu'enfin une image en soi
Donne ainsi à votre siècle sûrement

mouvoir votre vie
fléchir déraison
poser le pied.

Faut-il simplement cet éther
De révolte vous insufflant
Ce soleil de sang, bouillonnant
Douloureuse alchimie éclatement

mouvoir l'espace
fléchir l'irraison
poser le pied.

De crêtes en abîmes espère
Que semailles voient fenaisons
Qu'alors parfois soit cette eau pure
A la bouche non plus béatement

mouvoir le corps
fléchir les muscles
poser le pied.

Extrait de: 
Entrelacs

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