Poèmes

Faubourg

par Alain Bosquet

Alain Bosquet

Le soleil boite.

La ville est de guingois comme un voleur

blessé au ventre.

Une statue équestre

perd son héros, général à moustache.

Un employé du gaz donne aux voisins

des leçons de suicide.

Un vieux clochard m'accoste :

<•
Vous n'auriez pas une âme à me prêter

jusqu'aux beaux jours ? »

On a pendu à mon platane favori

quelques enfants très blonds.

Le fleuve sent le cheval dépecé.

Les magasins ne vendent plus que des fémurs

Faubourg maudit !

Je crache sur ma tombe.



Poème publié et mis à jour le: 13 novembre 2012

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