Poèmes

A mon ami Jean

par Jean-Michel Bollet

Je réagis à chaud car la mort nous surprend
Si rapidement qu’on ne peut pas la décrire ;
On ne sait ni le jour, ni l’heure et Dieu nous prend
S’il le désire avant qu’on veuille lui écrire.

Que veux-tu que je te dise, mon ami Jean
A l’issue de ton long et beau pèlerinage ?
Tu as su conquérir une foule de gens
Qui comme toi n’aimaient pas le baragouinage.

Tu as mis tout en haut la langue de Rousseau
Avec celle d’Hugo, de Rimbaud, de Voltaire ;
Tu nous laisses sur terre un énorme trousseau
A répartir sauf à l’esprit totalitaire.

Tu vacillas, Illustre et puis tu es tombé
Laissant orpheline l’académie française
Mais tu n’as aux belles lettres pas succombé
A suivre à leurs côtés une sévère ascèse.

Tu avais la rouerie élégante et l’œil bleu
Qui se délectait à viser la vie joyeuse
Et tu m’as dit un jour oh Yonahân il pleut
Viens vite avec moi nous abriter sous l’yeuse.



Poème publié et mis à jour le: 06 dcembre 2017

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