Poèmes

Triumvirat

par Jean-Michel Bollet

Sauvageot, Geismar et Cohn Bendit
Furent dans d’autres temps des vedettes
Et aucun d’eux n’était un bandit
Sauf peut-être au regard de ses dettes

Ces années d’Antoine et de Beatniks
Ont clamé vive la grande fuite
En tenant le bras des Bolcheviks
Qui n’ont pas à l’idée donné suite

Cohn Bendit Geismar et Sauvageot
Eurent au printemps des envies d’être
Traités mieux que le fond d’un cageot
Dont le bois n’est même pas du hêtre

Ces années du début du déclin
Furent pour la joie de l’utopie
Sans savoir qui était Du Guesclin
Qui n’a ni sosie ni sa copie

Sauvageot, Cohn Bendit et Geismar
Furent les placebos d’une époque
Allergique à l’affreux cauchemar
Qui revient quand la pluie plique et ploque.



Poème publié et mis à jour le: 12 novembre 2018

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