Poèmes

Transir

par Rene Char

René Char

Cette part jamais fixée, en nous sommeillante, d'où jaillira demain le multiple.

L'âge du renne, c'est-à-dire l'âge du souffle. O vitre, ô givre, nature conquise, dedans fleurie, dehors détruite!

Insouciants, nous exaltons et contrecarrons justement la nature et les hommes. Cependant, terreur, au-dessus de notre tête, le soleil entre dans le signe de ses ennemis.

La lutte contre la cruauté profane, hélas, vœu de fourmi ailée. Sera-t-elle notre novation?

Au soleil d'hiver quelques fagots noués et ma flamme au mur.

Terre où je m'endors, espace où je m'éveille, qui viendra quand vous ne serez plus là? (que deviendrai-je m'est d'une chaleur presque infinie).



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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