Poèmes

Remorque

par Js F

Tu traînes un quai
rayé des pâleurs
et leur intrigue à l’odeur
de ballast.

Entre les pétales de crasse
des gestes ouverts
sur les bousculades
comptent à rebours

Les transparences
compensent leur mémoire
de mouchoir
avec des mots de buée

Le strident qui
se noue comme une main levée
enclave l’idée d’une distance
dans l’automatisme
des bruits

Tes épaules se tordent
presque mangées
par la séparation
étirée de ses parallèles

L’ombre siffle un trait
sur l’écho des lenteurs

Tu noues au cœur
un confort qui compense

La gare referme son portefeuille de pigeons

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