Poèmes

Pour Mademoiselle de Poussay

par Jean de la Fontaine

Jean de La Fontaine

J'avais brisé les fers d'Aminte et de
Sylvie,
J'étais libre, et vivais content et sans amour :
L'innocente beauté des jardins et du jour
Allait faire à jamais le charme de ma vie,

Quand du milieu d'un cloître
Amarante est sortie.
Que de grâces, bons dieux ! tout rit dans

Luxembourg :
La jeune
Olympe voit maintenant à sa cour
Celle que tout
Paphos en ces lieux a suivie.

Sur ce nouvel objet chacun porte les yeux ;
Mais en considérant cet ouvrage des deux,
Je ne sais quelle crainte en mon cœur se réveille.

Quoi qu'amour toutefois veuille ordonner de moi,
Il est beau de mourir des coups d'une merveille
Dont un regard ferait la fortune d'un roi.



Poème publié et mis à jour le: 14 novembre 2012

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top