Le Soleil D'austerlitz, Louis Aragon
Poèmes

Le Soleil D'austerlitz

par Louis Aragon

Louis Aragon

Sous la mitre du ciel château sans âge

Appuie ce corps à l'échelle des sens

Je crois comme un marin au jeu de la vague

Au pouvoir infini de ce beau terrain vague

Désert dédale des sables blancs

La femme qui naissait le jour que je naquis

Des animaux sans nom descendent les routes de la vie

Ils portent une fourrure d'or le long d'un canal

Sur la carte du ciel commande un forban

Pareil à l'homme

Les nuits de lait il saigne la crosse

D'un oiseau femme mort de son amour tombeau

Ah superstition
Machines vous chantez

Il règne un air fatal aux chimères

L'amour dont tu parlais n'est qu'une tombola

(Silence)

Les taureaux tombés dans les pièges
Pensent au destin prunelle au jour

Vous n'avez plus pour idéal que mon rire dément et ma démence
Et pour soleil mes dents



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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