Poèmes

Le Sexe Scandinave

par Jacques Izoard

Dans le mot, le chemin va, le chemin de l'avant, le sillage.
Quel gosier s'échenille?
Quel cri sans courbe devient chemin?
Trace ici couloir ou torrent; poursuis la vitre au-delà du regard. À vau-l'eau, les seins, les éponges, les aisselles attirent quelques regards, ou pourraient les attirer.
Mais le papier est sec, et certain l'immobile, prodigue, l'écriture-peste.

Aucune chambre n'est jamais vide, aucun œil n'est jamais vu.
Aucun œil ne voit les vraies marchandises, les oiseaux épars dans leur maladie.
Du coude au poignet, je suis des yeux l'étoffe, j'acclame la main.
Mais l'avant-goût inonde le lait, la viande crue, l'eau inconnue.
Atteints de maladie, sommes ivraie, aqueduc, ou duc tout court, ou chambre.
Sommes partout.
Mon nom village.

L'avant-hier dénonce la hauteur où la pluie fait famille, enclose.
Déjà, déjà, nous osons manipuler les récipients de buis, les corps de goussets noirs, la neige au gonflement salé.
Très belle femme espère compagnie de coqs, de hiboux, de poings nus.
Seul avatar : le bras que me lance un enfant dans la région du nord.



Poème publié et mis à jour le: 14 novembre 2012

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