Le Roi Fainéant, Louis Aragon
Poèmes

Le Roi Fainéant

par Louis Aragon

Louis Aragon

L'homme que l'autre avait deviné sa pensée secoua sa tête comme un tapis : «
La vie peut être encore belle, très belle. »
Ils causent.
Là dessus l'écume escalade la jetée.
La femme, sa vie c'est comme si on chantait, donne des pierres à manger aux flots.
Les flots, bonne histoire.

Un détail, tout matériel, frappa la petite pensionnaire.
Il avait, pendant sa courte absence, changé de costume.
C'était enfin le moment de savoir venu.

Davcnant à la terrasse des cafés se croyait à bord d'un navire ou mieux à cet acte d'opéra où d'un toit le baryton découvre la ville.
Eoger
Noir, lui, le long d'une femme.
Mais silence :
Silence regarde ses mains et le vent, et se sourit d'être si belle.

Un soir aurore, comme un homme s'y mirait.
Silence ferma les yeux : le photographe.

Elle chantait tandis que les meubles descendaient l'escalier sous la conduite du commissaire-priseur.

Il est bien naturel de danser sur les parquets de l'appartement des faillites.

Le long du fleure d'hommes, qu'importe le parapet? Épaule à bretelle.

Aux ailes du matin qu'as-tu changé,
Maman?

J'ai joué aux dés mes tempes; à pile ou face mie robe du soir; j'ai joué mon souffle à la courte-paille.
J'ai joué à l'amour l'amour.



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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