Poèmes

Des Larmes

par Walt Whitman

Larmes ! Larmes ! Larmes !
Dans la solitude de la nuit, les larmes,
Qui coulent sur le sable blanc, qui coulent et qui sont bues par le sable blanc,
Les larmes, pas une étoile au ciel, désert nocturne,
Les larmes coulant humides des yeux d’une tête voilée ;
Mais qui est ce fantôme ? Cette forme obscure en larmes ?
Cette masse informe cassée, abattue, là sur le sable, qui est-elle ?
Ruisseau des larmes, des sanglots hoquets d’une bouche gonflée de cris de folie,
Ouragan levé en corps, galopant à foulées amples sur la plage !
Sauvage, abominable vent ouragan de la nuit – qui craches le désespoir !
Ombre si passive, si plaisante dans le jour, d’allure si composée, si réglée,
Qui s’envole, la nuit, nul qui la voit – Ah ce déchaînement d’océan des vagues,
Larmes ! Larmes ! Larmes !



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2019

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