Délire, Idriss Issa
Poèmes

Délire

par Idriss Issa

Un jour, le feu habita son corps

et l'épousa

Il se rendit compte que le lit

était un astre qui le transportait

Il s'agrippa à la terre

'et la terre était une balançoire dans le ciel

Le feu retirait de ses pores des perles d'eau

Alors il vit la lune descendre entre ses mains

et répandre le corail de son seuil

Il vit le vent s'assoupir entre ses doigts comme une femme

puis l'entendit murmurer : enfant, désire ce que tu veux

Sur ce, il se mit à délirer :
Je suis la mer...

qui viendra... les caravanes descendent...

mon feu est ici... le candélabre de l'été est le soleil

des villages... maintenant... ma mère...

je suis arbre... oiseau dans la poussière...

Lorsqu'il revint sur terre tout tremblant

et ouvrit les yeux

des nuages froids traversaient sa tête

et des étoiles dormaient entre ses cils



Poème publié et mis à jour le: 14 novembre 2012

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