Compter les moutons noirs poème de Christian Castillo
Poèmes

Compter les moutons noirs

par Christian Castillo

Ces regards délaissés auront froissé nos peines
Dans nos draps enterrés, une autre fin demeure
Ces nuits lancinantes auront faim de nos veines
Ces cercueils confortables où l’angoisse hante l’heure

Ces sommeils forcés finis dès qu’ils s’entament
Chaque chose en son temps prend le temps de mourir
Ces oublis minutieux ne rendent jamais l’âme
Sans hasard ni fatigue, le tri des souvenirs

Nos tristes baisers sur le plafond blanc se peignent
Ces reflets de salive et de larmes nous noient
Sous la froideur du vide où les espoirs se saignent
Cette chaleur des corps qui nous manque au surcroit

Ces ténèbres vainqueurs et l’esprit s’accommode
Du sourire strident des grincements de lit
Conversation lugubre en guise de chant ou d’ode
Un point d’orgue, une attente, en plein milieu de vie.

Extrait de: 
Florilège 2017 de la SAPF


Poème publié et mis à jour le: 11 novembre 2017

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