Capharnaum - Prose par Gérard de Nerval
Poèmes

Capharnaum - Prose

par Gérard de Nerval

Gérard de Nerval

Des corridors. — des corridors sans fin! Des escaliers, — des escaliers où l'on monte, où l'on descend, où l'on remonte, et dont le bas trempe toujours dans une eau
noire agitée par des roues, sous d'immenses arches de pont... à travers des charpentes inextricables! Monter, descendre, ou parcourir les corridors, — et cela pendant plusieurs
éternités... Serait-ce la peine à laquelle je serais condamné pour mes fautes?

J'aimerais mieux vivre ! ! !

Au contraire, — voilà qu'on me brise la tête â grands coups de marteau : qu'est-ce que cela veut dire?

« Je rêvais à des queues de billard... à des petits verres de verjus... »

« Monsieur et marne le maire est-il content? »

Bon! je confonds à présent Bilboquet avec Macaire. Mais ce n'est pas une raison pour qu'on me casse la tête avec des foulons.

« Brûler n'est pas répondre ! »

Serait-ce pour avoir embrassé la femme à cornes, — ou pour avoir promené mes doigts dans sa chevelure de mérinos?

« Qu'est-ce que c'est donc que ce cynisme ! » dirait Macaire. *

Mais Desbarreaux le cartésien répondrait à la Providence : « Voilà bien du tapage pour...

bien peu de chose. »


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