Troisième Chant, Gérard de Nerval
Poèmes

Troisième Chant

par Gérard de Nerval

César a fermé la paupière ;
Au jour doit succéder la nuit;
Que s'éteigne toute lumière,
Que s'évanouisse tout bruit.

A travers ces arcades sombres,
Enfants aux folles passions,
Disparaissez comme des ombres,
Fuyez comme des visions.

Allez, que le caprice emporte
Chaque âme selon son désir,
Et que, close après vous, la porte
Ne se rouvre plus qu'au plaisir.



Poème publié et mis à jour le: 14 novembre 2012

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