Poèmes

Autiste, un semblable différent.

par Okba Naji

Un vieil air au couchant
Vient sourdre le long des routes
Efaufile un souvenir
Qui souffre de l'absent

Se perdre, se retrouver,
Se pâmer dans l'onde étoilée
Le temps passe emmuré
Sur toutes les voix du monde

Tisse l'histoire
En bribes de paroles
En prières fécondes

Le poids des mots
Flânant du rêve
Vers l'azur

C'est un air abouti
Plus qu'une destinée
Dans la fureur du verbe

Au fond de l'encrier
Puiser l'ennui morose,
Les sons d'eau d'un étang
D'une bruine en hiver

Toute l'armature des songes
Dans un geste fidèle
Qui voit couler les mots
Au crépuscule des ombres

Dépris de solitude
D'un regard flottant
Sous un dais de fortune
Il glisse hors du temps

L'enfant est toujours là
Qui vit chaque seconde
Son humaine condition

Dans l'équilibre fuyant
Où convergent les multiples
Secrète encore un peu
Un infini possible

Okba Naji.



Poème publié et mis à jour le: 10 juillet 2018

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