Amarissimes, Paul-Jean Toulet
Poèmes

Amarissimes

par Paul-Jean Toulet

Paul-Jean Toulet

Contrerime XX.

Est-ce moi qui pleurais ainsi
- Ou des veaux qu'on empoigne -
D'écouter ton pas qui s'éloigne,
Beauté, mon cher souci ?

Et (je t'en fis, à pneumatique,
Part, - sans aucun bagou)
Ces pleurs, ma chère, avaient le goût
De l'onde adriatique.

Oui, oui : mais vous parlez de cri,
Quand je repris ma lettre.
Grands dieux !... J'aurais mieux fait, peut-être,
D'écrire à son mari.

Extrait de: 
Les contrerimes (1921)



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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