Poèmes

Puisque Tes Jours ne T'ont Laissé

par Paul-Jean Toulet

Paul-Jean Toulet

Puisque tes jours ne t'ont laissé
Qu'un peu de cendre dans la bouche,
Avant qu'on ne tende la couche
Où ton cour dorme, enfin glacé,
retourne, comme au temps passé,
Cueillir près de la dune instable,
Le lys qui courbe un souffle amer,
_Et grave ces mots sur le sable :
Le rêve de l'homme est semble
aux illusions de la mer.


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