Adresse au Corps, Salah Bousrif
Poèmes

Adresse au Corps

par Salah Bousrif

Air

et une paume de roseau

Qui a arraché la racine d'un corps

épanoui dans 'accalmie du vent

et embrumé mes yeux

à l'eau des nuages ?

Quoi, a dit le commensal

la lune se lève

et je n'ai dans la paume que de l'eau

et un nuage invisible ?

Je me suis un peu rapproché de la lumière

mes larmes ont un peu coulé

Le commensal a dit :

Ta glèbe est un nuage

arrache donc l'eau de la terre

et arrose les plaines

La terre est ainsi

un chiffon de crépuscule

La mer est ainsi

du sel détrempé

et un lustre de poussière



Poème publié et mis à jour le: 16 novembre 2012

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