A mon Fils poème de Zaghbenife Amine
Poèmes

A mon Fils

par Zaghbenife Amine

Toi dont j’ai pleuré la naissance !
Toi dont j’ai pleuré la mort !
J’ai cru en ton existence !
Et maintenant j’y crois encore !
Toi que j’ai mis sur mes genoux !
Toi que j’ai caressé de mes deux mains !
Toi qui as egaye notre chez nous !
Toi que je reverrais plus demain !
Toi que j’ai mis en terre entouré de mes amis !
Tu n’etais agé que de trois mois et dix jours !
Elle était prevue éphémere ta petite vie !
Tu etais de passage dans ce monde au fardeau tres lourd !
Va mon fils, mon sang, ma chair !
Va vivre dans un autre monde !
Mais dis moi qui consolerait ta pauvre mére ?
Elle qui ne t’a effleuré du regard qu’une seconde !
Lorsque tu as precipité ton depart !
Elle s’est affolée de ton voyage !
De chagrin elle a eu sa grande part !
Elle qui n’a pu garder courage !
Toi dont j’ai pleuré la naissance !
Toi que je pleure encore bambino !
Toi dont on a arreté la croissance !
Par un rien; par une goutte de sirop !
Que t’a ordonné un toubib qui ne savait rien a ta maladie !
Je revois encore le moment ou ils t’ont allongé sur la table !
Ils ont pris pour de la diete, ce qui était dyphterie !
Va mon fils ta mort est regrettable !….
Ils sont finis pour nous tes caprices de bébé !
Ils sont finis pour nous les reveils a minuit !
Kamal wahid tu etais notre premier !
Pourquoi ce depart? Je n’entendrais plus tes cris !
Reposes en paix mon fils, Dieu la voulu !
C’est lui qui t’a creé, c’est lui qui t’a repris !
Dors, ces vetements blancs pour toi ont été cousus !
Dors mon fils dans ton dernier lit !
Dors dans ce lit ou on t’a etendu !
De deux dalles ils ont voulus proteger tes beaux habits !
Et la derniere image de toi que j’ai vu !
C’est ton visage de poupin devenu cendré-gris.
Puis de pelletés de terre on t’a recouvert !
Les larmes coulaient de mes yeux je ne pouvais les retenir !
Reposes en paix mon fils sous ce monticule de terre !
Toi, tu es mort sans laisser de souvenir !
Reposes en paix toi dont j’ai pleuré la naissance !
Reposes en paix toi dont j’ai pleuré la mort !
Toi dont j’ai cru en la durée de ton existence !
J’ai baisé ton front vidé de ton sang par la mort !
Tu n’as vecu que septembre, octobre, novembre.
Tu as été ravi par la faucheuse le dix de decembre !
Va en paix mon fils kamal wahid !
Toi qui est mort a quelque jours de l’aid !


Poème publié et mis à jour le: 17 fvrier 2015

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