Sonnet Composé en Approchant de l'Italie, Oscar Wilde
Poèmes

Sonnet Composé en Approchant de l'Italie

par Oscar Wilde

J’atteignais les Alpes, mon âme brûlait en moi, à ton nom, Italie, Italie. Et quand je sortis du cœur de la montagne, et que je vis le pays qui avait été le désir de ma vie,

je me mis à rire comme un homme qui a gagné un prix de haute valeur ; et rêvant à l’histoire de ta gloire, j’épiai le jour, jusqu’au moment où, zébré de blessures enflammées, le ciel de turquoise prit peu à peu la couleur de l’or poli.

Les pins flottaient comme flotte une chevelure de femme, et dans les vergers, tout le lacis des branchages s’épanouissait en flocons d’écume fleurie.

Mais quand j’appris que bien loin de là, dans Rome, un second Pierre portait des chaînes funestes, je pleurai de voir si belle une telle contrée.

Turin.



Poème publié et mis à jour le: 20 juin 2019

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