Nous Sortirons du Miroir qui Tue Nos Espoirs et Pollue Nos Vies poème de Minod Alain
Poèmes

Nous Sortirons du Miroir qui Tue Nos Espoirs et Pollue Nos Vies

par Minod Alain

NOUS SORTIRONS DU MIROIR QUI TUE NOS ESPOIRS ET POLLUE NOS VIES

Séparation : Aux murs nous n'acceptons pas
Ces ombres monstrueuses qui voudraient
Régir la lumière

Leur image – son négatif -
Pourraient-ils
Refléter toutes nos confluences ?

Patience : la rencontre
Des savoirs non-divisés
Pourrait lancer la source
Qui éclaire

Courage : à nos périphéries
Attend l'orage...
Nous le prenons pour nôtre !
Gagnons-y nos
Éclairs

Confiance : ne plus entrer
Dans le miroir des paroles mortes
Nous gardons nos propres paroles
Hors du flux de la valeur
Marchande

Amour de l'Humanité :
En sortant des empires et de leurs rapines
En nous dégageant du nôtre
Qui y participe
Nous propulsons un fleuve
Fébrilement nôtre
Hors de l'ombre
Portée par
La guerre

Joie :
Nous nous animons de la soif de vivre
Nous buvons la nuit et
Nous creusons
Conjuguons le verbe aimer
Dans toutes les déclinaisons de
Nos rencontres

Lucidité :
Nous inventons un long cours
Où coulent nos différences
Elles ne se tiennent plus
Dans l'ombre portée
Par des murs qui
Les séparent :
Celles du monstre Capital

Résolument modernes :
Nous créons un art et nous approfondissons
Ses formes pour tenir l'horizon
Hors des murs qui
Le ferment :
Ceux dans lesquels se mange
Le festin Capital...
Cet art nouveau et indépendant : notre partage
Des singularités !

Résolument libres :
Nous voulons créer, fabriquer, inventer
Sans nous subordonner
Ni à des traditions
Identitaires
Ni aux normes et modèles
Du travail-marchandise

Résolument fraternels :
Nous saluons et rencontrons
Tous les oiseaux migrateurs
Pour sceller avec eux
Le pacte positif qui
Enchante les lendemains par
Ses lumières de paix et
D'accueil
Nous saluons toutes les vies spoliées, dépouillées
Ruinées, réduites à une solitude mortelle
Ou à un enfermement sans justice
Ni droits

Résolument égaux :
Nous nous mêlons aux « étranges étrangers »
Nous nous mêlons à la misère
Et refusons les barrières
Entre les âges
Les travaux
Et les vies de laissés pour compte
Ainsi renforçons-nous
Le « bon droit »
Hors de toute participation
A des privilèges
Du Capital


Poème publié et mis à jour le: 27 avril 2016

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top