Poèmes

La Terre est Notre Ville Sous le Burin de la Lumiere

par Minod Alain

LA TERRE EST NOTRE VILLE SOUS LE BURIN DE LA LUMIÈRE

Vent...Soleil...
Chasse à cour des nuages bourrus
Comme en jungle pour
Accrocher la lumière
Comme un halo
Sur un mur

Sous le auvent – ici :
L'ombre apprivoisée
Laisse voix au brio
De l'azur qui lance :

« Que place vorace soit faite
Au fleuve brillant
Où s'enfilent -
Rieuses -
Les automobiles...
Jusqu'à l'or
Sur ses lèvres
Où les passants délivrent
Leurs pas pressés »

On est rameur
Qui draine les rumeurs -
Notre regard roule
En ameutant
Les silences intermittents
Il aimante la pensée
Dans les anses de
Nos mains traceuses de futur

On prend la température du printemps
Elle se dégorge du carrefour
Sous la brise

On enfourne les giclées du grand air
Dans les cycles où respire
Le temps de la ville

Là – en cette presque-île – s'ébrouent
Les roues qui tournent – tournent
Vers l'arrière-terre …

Tient notre voix – alors sibylline
Comme abandonnée à une
Turquoise rêverie
Du grand ciel
Qui flatte les fleurs mauves
Sur un arbre solitaire

Mais fouetté de plus en plus
Notre habitat fraîchit
Nos vers

On s'imprègne du mystère
Qui habille l'âme bohème
Comme d'un poème
Babillant :
Celui des enfants qui ne connaissent
Ni trêve – Ni grève pour
Leur élixir si fin – si fin

Et nous rions – rions
D'une muse qui déplie
Les ailes de notre chant
Loin en avant du vent
Comme pour nous propulser
En faune par-dessus
Le charivari urbain

Emportés que nous sommes -
Nous sonnons aux portes
Du soleil juste avant
Sa lumière sur
Ses battants dans la forêt
Des murs

Nous recevons alors
Pleine face – pleins yeux
Son denier éclat :
L'azur le laisse
Briller comme
Un diamant
Dans le prisme de l'arbre fleuri
Comme pour cette amante
Reine de notre futur
Qui nous fait dire :
« Non au désastre obscur »

Le soleil – vite-
Rentre derrière les toits
Et... A mille lieues alentour
Toutes les nuées
Ont perdu
La race de leur parcours …

Dernier appel d'air qui court :
Voilà notre muse à
L'espoir combattant !
Et nous accueillons le soir :
Ciel net toisant
La nuit
A travers la fête des rumeurs …

Nous levons la tête
Vers le lointain
Qui rougit
Comme s'il savait
Que nous avions passé
Tous les murs de
La ville !

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