L'œil, Embarek Ouassat
Poèmes

L'œil

par Embarek Ouassat

Le verre plein du sel de la nuit
Nous l'avons ingurgité un peu plus vite que la fièvre

Puis ton œil qui répand

du baroud épais

sur des couleurs

qui furent celles de mon œil

Il y a des lunes dans l'espace de notre maison

Elles puisent

et envoient du sang

dans les artères de l'air

«
Elles étaient des cœurs, dis-tu du temps où les épis de l'amour écoutaient le délire du soleil »

«
Et maintenant que nous devons partir, sache que ce sont les yeux des antilopes qui vont nous secourir sur le pont le pont que nous allons traverser un peu plus haut que la fièvre
»

«
N'oublie pas

puisque nous allons partir

de prendre les couteaux d'or

car sur notre chemin

il y a une montagne silencieuse

qui amasse le souffle des moineaux

et lance sur les marcheurs de nuit désarmés

les yeux des crimes »

«
Regarde

Ce sont les perroquets

s'échappant de tes pas

qui composent avec des vertèbres

une sonate sur les difficultés de la parole »

La danse est certes plus facile mais le cœur de la musique est lourd du sel de la nuit

Et le musicien ?
Sont venus des médecins spécialistes de l'œil du (alon et de la gorge

Ils l'ont ligoté, pendu à des cordes vocales

Ses pieds pendent, pendent se rétractent, se dilatent
Ils accordent le vent de l'enfance



Poème publié et mis à jour le: 14 novembre 2012

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