Poèmes

J’entends Chanter l'Amérique

par Walt Whitman

J’entends chanter l’Amérique, j’ai dans l’oreille la variété des chants,
Le chant des ouvriers, chacun chante le sien comme il se doit, joyeux fort,
Le charpentier chante le sien cependant qu’il mesure la planche la poutre,
Le maçon chante le sien, il se prépare pour son travail ou il le quitte,
Le marinier chante le sien, le chant de ce qui est à lui dans sa barque, l’homme
de pont sur le pont du steamer chante le sien,
Le cordonnier chante le sien, assis à son établi, le chapelier le sien debout à sa
table,
Le chant du bûcheron, le chant du garçon laboureur qui s’en va dans le matin,
ou au repos le midi ou au coucher du soleil,
La délicieuse chanson de ta mère, la jeune femme à son travail, la jeune fille
qui lave ou bien qui coud,
Chacun chante ce qui lui appartient à lui ou à elle, à personne d’autre,
Le jour ce qui est au jour – la nuit l’équipe de jeunes compagnons, robustes,
amicaux,
Chantent la bouche ouverte leurs puissantes mélodies.



Poème publié et mis à jour le: 28 juin 2019

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