Poèmes

Fils de la Foudre

par Aime Césaire

Aimé Césaire

Et sans qu'elle ait daigné séduire les geôliers

à son corsage s'est délité un bouquet d'oiseaux-mouches

à ses oreilles ont germé des bourgeons d'atolls

elle me parle une langue si douce que tout d'abord je ne

comprends pas mais à la longue je devine qu'elle m'affirme

que le printemps est arrivé à contre-courant

que toute soif est étanchée que l'automne nous est concilié que

les étoiles dans la rue ont fleuri en plein midi et

très bas suspendent leurs fruits



Poème publié et mis à jour le: 13 novembre 2012

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top