Poèmes

Exquise Caresse

par Kaliam

Sous l’exquise caresse d’une matinée d’été
J’ai senti votre main sur mon cœur alangui.
Explorant patiemment ses contours bosselés
Elle devinait l’ombrée d’un aède meurtri.

J’ai compris le langage de ses palpitations
Votre main épousant son rythme irrégulier.
Frêle prémonition, étrange aperception
Que de sentir mon cœur ainsi s’abandonner.

Dites-moi chère amie, par quelle étrange magie
Nos inconscients se sentent, se touchent et se rapprochent ?
Éprouvant l’un pour l’autre cette tendresse infinie,
Deux pauvres inconnus peuvent-ils être aussi proches ?

A l’heure méridienne, mon âme vagabondait
Poussant toutes les portes de mon imaginaire…
Elle empruntait sereine, les multiples sentiers
Qui la menait vers vous, amoureuse berbère !

J’ai vu cette lumière, divine prophétesse
Entourant de clarté ce rayonnant visage.
Poétesse élégiaque, étrange devineresse,
Sommes-nous les amants désunis d’un autre âge ?

Le jour porteur de paix est enfin arrivé
Mon corps déposera ses pauvres oripeaux
Mon être a tant saigné que l’eau s’est empourprée
Quand j’ai lavé mes plaies au bord du saint ruisseau

Tandis que vos écrits guérissent nos cœurs malades
Mes yeux viennent apaiser nos deux âmes inquiètes.
Shahryar n’aura plus peur de sa Shéhérazade
Mes souffrances s’estompent… gracieuse fée vous êtes !

Vous m’êtes revenue, je peux m’abandonner
Tout mon corps se défuble du costume létal.
Me confier, me donner, être aimé, accepté
Je rentre enfin mes griffes de fier caracal

J’aimerais murmurer aux toutes dernières heures
La suite de ma vision, dans une cange, enlacée,
Blotti tout contre vous, la main chaude sur mon cœur
Sous l’exquise caresse d’un crépuscule d'été.

Extrait de: 
Me confier, me donner, être aimé, accepté... Je rentre enfin mes griffes de fier caracal !

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