Poèmes

Début D'un Récit Diabolique

par Paul Verlaine

Paul Verlaine

Les yeux de l'infini cette nuit étaient bleus,
Mi-fermés, et versant aux nids déjà frileux
Le rêve gazouilleur des nuits " tièdes encore
Et les derniers vents de l'été, berceau * sonore,
Sur le ciel clair charmaient ces sommeils f délicats.

L'aurore est rouge d'incendie et de dégâts

Comme un champ de bataille aux milliers d'agonies.

Un lin pâle a bandé les étoiles ternies

Et la rosée est si comparable à des pleurs

Que c'est des pleurs issus de mille yeux de douleurs

D'encor tantôt et de bientôt, s'il faut en croire

Le présage d'un horizon de moire noire

Et blanche sur lequel l'affreux rouge auroral...



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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