Déception, Paul Verlaine
Poèmes

Déception

par Paul Verlaine

Paul Verlaine

«
Satan de son,
Diable d'argent ! »

Parut le
Diable
Qui me dit : «
L'homme intelligent

El raisonnable

Que te voici, que me veux-tu ?

Car tu m'évoques
Et je crois, l'homme tout vertu.

Que tu m'invoques.

Or je me mets, suis-je gentil ?

A ton service :
Dis ton vœu naïf ou subtil ;

Bêtise ou vice?

Que dois-je pour faire plaisir

A ta sagesse ?
L'impuissance ou bien le désir

Croissant sans cesse ?

L'indifférence ou bien l'abus ?
Parle, que puis-je ? »

Je répondis : «
Tous vins sont bus,
Plus de prestige,

La femme trompe et l'homme aussi.

Je suis malade,
Je veux, mourk. »
Le
Diable : «
Si

C'est là l'aubade

Que tu m'offres, je rentre.
En
Bas,

Tuer m'offusque.
Bon pour ton
Dieu.
Je ne suis pas

A ce point brusque. »

Diable d'argent et pas la mort !

Partit le
Diable,
Me laissant en proie à ce sort

Irrémédiable.



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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