Poèmes

Chant à Tombouctou

par Léon Niangaly

Je te dresse une couronne de sable
Aux couleurs vives de soleil
Quelles gerbe de mots d'étincelles
Me vouent aux parchemins inaccessibles
Des ressacs de dômes et minarets
Ville aux douleurs sahariennes

Tu me baptises un visage de femme
Taille de dôme au regard voilé de vents
Et je ressens les you-you de Abaradjou
Comme une morsure d'une extase d'alcove
Lèvres ourlées et regard de Lallaicha
Ma ville aux douleurs sahariennes.

Je dis un nom de fille de Djinguiraber
Ma voisine de sang, ma cousine d'alcove
Plus violente qu'un vent de sable
Mais empreinte de savoir de Sankoré
Ville mienne à la mi-temps de mes ages
Ma ville aux douleurs sahariennes.

Extrait de: 
"Chant pour Chant" Editions Jamana Bamako 1994

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