Alain Bashung poème de Jean-Michel Bollet
Poèmes

Alain Bashung

par Jean-Michel Bollet

Monsieur Gérard Hugé, directeur artistique,
Ne voulait ni Vercors, ni saut à l’élastique ;
Authentique ténor, tu étais un peu fier
D’interpréter Wagner et son Tannhäuser.

Pour Noël Deschamps, à la voix ample et immense,
Tu fis l’exquis « Ola hey » fruit de ta semence ;
Cet artiste ayant la passion du grand chant
T’offrait un peu son temps parfois au soir couchant.

Entouré des copains qui étaient de ton âge,
Bien que sérieux, tu vécus fête et partage
Autant avec Poussy Cat que Bernard Tapy
Qui aujourd’hui sont - peut-être –mamy, papy.

La firme de disques au trente rue Beaujon
A Paris a fermé et gelé ses bourgeons ;
Le bar du coin sert de la nostalgie en verre
A ceux qui regrettent tes odes de trouvère.

Le crabe a rongé le poumon où tu gardais
L’air pur de tes chansons et tu te regardais
Transpirer pour qu’expire un peu ton oxygène
Asphyxié par cet animal au bon gène…

Salut ami Alain, salut l’Alsacien
Tu t’es éteint aussi bien qu’un Balzacien.


Poème publié et mis à jour le: 11 dcembre 2017

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