Poèmes

A Mes Amis de La-Bas

par Paul Verlaine

Paul Verlaine

Gens de la paisible
Hollande
Qu'un instant ma voix vint troubler
Sans trop, j'espère, d'ire grande

De votre part, voulant parler
A vos esprits que la nature
Fit calmes pour mieux y mêler
L'enthousiasme et la foi pure
Et l'idéal fou de réel
Et la raison et l'aventure

De sorte équitable, — ô le ciel

non plus brumeux, mais de par l'ombre

Même, et l'éclat essentiel,

Ô le ciel aux teintes sans nombre

Qu'opalisent l'ombre et l'éclat

De votre art clair ensemble et sombre.

Ciel dont il fallait que parlât

La gratitude encor des races "

Et dont il fallait que perlât

Cette douceur vraiment mystique

Et crue aussi vraiment qui rend

Rêveuse notre âpre critique,

Ô votre ciel, fils de
Rembrandt !



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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