À la Princesse Augusta de Brunswick, Jacques Delille
Poèmes

À la Princesse Augusta de Brunswick

par Jacques Delille

Proscrit, errant, sans foyer, sans patrie,
Cet enfant nouveau né d'une épouse chérie,
Même en nous consolant ajoutait à nos maux ;
Mais des infortunés la généreuse amie
Lui daigne ouvrir ses bras et son âme attendrie !
Sous des auspices aussi beaux,
Ah ! qu'il est doux d'arriver à la vie !
Tel ce bouton frais et vermeil,
Qui dans l'hiver n'osait éclore,
N'attendait pour s'ouvrir qu'un rayon du soleil
Ou qu'une larme de l'aurore.
Heureux enfant, du céleste flambeau
Apprends-nous donc enfin à bénir la lumière ;
Mêle ton doux sourire aux larmes de ta mère,
Et puisse, jusques au tombeau,
T'accompagner dans ta carrière,
Ce rayon de bonheur tombé sur ton berceau !

Extrait de: 
Poésies fugitives (1807)



Poème publié et mis à jour le: 14 novembre 2012

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