Poèmes

A Armand Silvestre

par Paul Verlaine

Paul Verlaine

La grande
Sand porta sur les fonts baptismaux
Votre muse robuste et saine et, bonne fée.
Vous prédit le génie et l'œuvre d'un
Orphée
Charmant l'homme et la femme et jusqu'aux animaux.
Jusqu'au serpent, jusqu'à l'oiseau sur les rameaux.
Et vous, pour faire bien la parole prouvée,
Vous avez remporté ce double cher trophée :
Belle ampleur de l'idée en l'aime ampleur des mots.
Vos livres sont un don même de la nature,
Tant il fait bon les lire et les relire, ainsi
Qu'on respire et respire une atmosphère pure.
Vos livres ! où l'amour qu'il faut, jamais transi.
Toujours sincère, éclate en vives splendeurs franches.
Puis où le mâle au fond qu'on est prend ses revanches.



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top