A Aman-Jean, Paul Verlaine
Poèmes

A Aman-Jean

par Paul Verlaine

Paul Verlaine

Vous m'avez pris dans un moment de calme familier
Où le masque devient comme enfantin comme à nouveau.
Tel j'étais, moins la barbe et ce front de tête de veau,
Vers l'an quarante-huit, bébé rotond, en
Montpellier .

J'allais dans des
Peyroux, tranquillement, avec ma bonne,
J'y faisais mille et des fortins de sable inexpugnables
Et des fossés remplis, mon
Dieu, des eaux les moins potables
Suivant l'exemple que
Gargantua pompier nous donne.

J'y voyais passer des processions, des pénitents
Et proclamer la
République en ces candides temps
Où tant d'un tas d'avis n'étaient pas encore inventés.

Mais malgré ce souci de nos jours qu'il agite et trouble
Et d'autres ! au tréfonds de mes moelles encor butés,
Je demeure assuré, — conforme à votre excellent double.



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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