A Armand Sinval, Paul Verlaine
Poèmes

A Armand Sinval

par Paul Verlaine

Paul Verlaine

Habitant de ces chers confins de la
Bastille,
Où je fus trop heureux et puis trop malheureux,

Battant monnaie ici, là faisant buisson creux
Et passant (c'est le mot) de l'Amer à la
Fille,


Tous accrocs et raccrocs dont mon dossier fourmille !
Ami dans ces quartiers, moi qui bercé par eux,
Berné par eux d'amours bizarres et d'affreux
Guignons, leur garde comme un regret de famille,

Je vous prie instamment, du fond de ce
Broussais,
Un hôpital sis à
Plaisance ! où le poète
Vit, caressé par l'ombre du drapeau français,

De porter mon bonjour et mon baiser de fête
A ce mien passé d'or vanné représenté
Par un
Génie en l'air, misère et liberté !



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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