Un Soir, Guillaume Apollinaire
Poèmes

Un Soir

par Guillaume Apollinaire

Guillaume Apollinaire

Un aigle descendit de ce ciel blanc d'archanges

Et vous soutene2-moi
Laisserez-vous trembler longtemps toutes ces lampes

Priez priez pour moi

La ville est métallique et c'est la seule étoile

Noyée dans tes yeux bleus
Quand les tramways roulaient jaillissaient des feux pâles

Sur des oiseaux galeux

Et tout ce qui tremblait dans tes yeux de mes songes

Qu'un seul homme buvait
Sous les feux de gaz roux comme la fausse oronge

O vêtue ton bras se lovait

Vois l'histrion tire la langue aux attentives

Un fantôme s'est suicidé
L'apôtre au figuier pend et lentement salive

Jouons donc cet amour aux dés

Des cloches aux sons clairs annonçaient ta naissance

Vois
Les chemins sont fleuris et les palmes s'avancent

Vers toi



Poème publié et mis à jour le: 14 novembre 2012

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