Poèmes

Sur les Trottoirs les Piétons Ont Pressé le Pas

par Jim Morrison

Sur les trottoirs les piétons ont pressé le pas
On se mêle au flot des passants. Soudain
les flics, en formation, boucliers de plastique
et visières, brandissant des matraques
longues et minces comme des baguettes,
déblayant la rue à contre-courant.
S’approcher ou se tenir à l’écart.
Les cafés rentraient les tables
empilaient les chaises les unes sur
les autres, tiraient les barreaux d’acier
parcs de sécurité. Sifflets à
l’arrivée des fourgons. Soldats
à moustaches. On quitte la scène.
Dans les yeux de la jeunesse une lueur de méfiance.
L’église. Une scène pastorale
avec guitares, tambours, flûtes,
harpes et amoureux. Après
Shakespeare & Co., les restaurants
et leur clientèle élégante, une rue
tranversale, le coin du Jazz
( Story-Ville) Nouvelle-Orléans
en miniature.
Des négros avec des chemises Africaines
Un orchestre de cuivres, musiciens de rue.
» Fare well to my web footed friends »
La foule sourit, sautille et chante.
On passe. Boulevard Saint-Michel.
La Statue. La Seine. Feux de joie
des paperasses qui vrombissent méchamment,
Odeur de fumée. On s’approche plus près
encore plus près. Soudain des cris aigus
ululements de guerre indiens et la foule
se replie en courant. Pendant notre fuite,
ils nous attaquent par-derrière,
Ecrasés contre les tables des cafés.
Métro et Kiosque à journeaux – Une
fille est tabassée, ses cris. Je
n’entends plus les coups. Pluie. ( Un homme avec une bouteille )
Tu me retrouves à la manif

On se joint à des groupes sous les arbres
sous la pluie. Grands édifices publics.

Tu nous retrouves à la manif.



Poème publié et mis à jour le: 20 juin 2019

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top