Poèmes

Malines

par Paul Verlaine

Paul Verlaine

Vers les prés le vent cherche noise
Aux girouettes, détail fin

Du château de quelque échevin.
Rouge de brique et bleu d'ardoise.
Vers les prés clairs, les prés sans fin...

Comme les arbres des féeries,
Des frênes, vagues frondaisons.
Echelonnent mille horizons '
A ce
Sahara de prairies,
Trèfle, luzerne et blancs gazons".

Les wagons filent en silence
Parmi ces sites apaisés.
Dormez, les vaches !
Reposez,
Doux taureaux de la plaine immense.
Sous vos cieux à peine irisés !

Le train glisse sans un murmure,
Chaque wagon est un salon
Où l'on cause bas et d'où l'on
Aime à loisir cette nature
Faite à souhait pour
Fénelon.



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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