Les Années, Sylvia Plath
Poèmes

Les Années

par Sylvia Plath

Sylvia Plath

Elles entrent comme des animaux venus de l’espace
Cosmique du,houx aux feuilles épineuses
Qui ne sont pas les pensées du yogi en moi
Mais du vert et de l’obscur si purs
Qu’elles gèlent et se figent.

Ô Dieu, je ne suis pas comme toi
Dans le vide de ta nuit
Où se collent les étoiles, stupides confettis.
L’éternité m’ennuie,
je n’en ai jamais voulu.

Ce que j’aime de toute mon âme c’est
Le piston en action —
A en mourir.
Et les sabots des chevaux,
Leur écume sans pitié.

Et toi, grande Stase —
Qu’y a-t-il de si ,grand dans tout ça !
Est-ce un tigre cette année , ce qui rugit à la porte ?
C’est un Christus
L’atroce

Mors-de-Dieu en lui
Qui se languit de voler, d’en finir ?
Les baies sanglantes sont elles-mêmes, parfaitement immobiles.
Les sabots n’attendent pas.
Au lointain bleu les pistons sifflent.



Poème publié et mis à jour le: 02 aot 2019

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