La Rêverie - Chanson, Claude Joseph Dorat
Poèmes

La Rêverie - Chanson

par Claude Joseph Dorat

Air d'Albanèse :
Déjà l'aurore colore

O rêverie

chérie
Au gré de mes désirs,

Peins-moi, ma
Zélie :
Zéphyrs

Portez-lui mes soupirs,
Et qu'elle en soit attendrie !
Quel tourment que l'absence !
Dès que le jour commence.
Ma peine et mon ennui
Semblent renaître avec lui.

La tourterelle
M'appelle.
Près de ces antres sourds
Je gémis comme elle.

Toujours
Nous contons aux amours
Quelque infortune nouvelle.
Combien sa voix est tendre !
Je me plais à l'entendre :
Ses chants et sa douleur
Ont leur écho dans mon cœur.

La foudre gronde.

Cette onde
S'enfuit avec fracas :
Quelle nuit profonde !

Hélas!
Il semble sous mes pas
Que l'univers se confonde :
Peut-être par
Zélie
Mon ardeur est trahie,
Le ciel en ces moments
Lui rappelle nos serments.

La nue obscure
S'épure...
Mais quels nouveaux accents !

Sous cette verdure
J'entends
La voix de deux amants.
Des soupirs j'entends le murmure.
Quand je meurs de tristesse,
Leur paisible tendresse
Jouit sans nul effroi...
Et la tempête est pour moi.



Poème publié et mis à jour le: 13 novembre 2012

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