Poèmes

La Prunelle Tatouée de Chagrin (Hommage aux Résidents de la Maison des Personnes Âgées D’el Jadida)

par Maria Zaki

Avant que le blanc de l'œil
Ne menace de dissoudre
Tous les souvenirs
Dans la prunelle
Tatouée de chagrin

Un fragment de vue
En croissant de lune
Échappe au chantage
Et désire se prononcer
En témoin

Des visages attachants
Me traversent
De plage en plage

Un premier
Souriant
Bâtit en douceur
Une interface
Entre les vents de mon esprit
Et les vagues de mon cœur

Un deuxième
Tel un oiseau
Qui a froid
Se fait tout petit
Sur le tronc de mon œil
Et se balance
Sur la branche de ma voix

Un autre
Tempête dans le front
Orage dans le regard
Me tient la main
Et se tient
Aux abords des chemins
Dans le silence immobile
Je me dis :
A-t-il manqué un départ
Ou raté un signe de main ?

Un dernier
Plus serein
Suit le mouvement
Naturel des heures
Pour que rien
Ne trébuche sur rien

Au sentir
De leur émotion
Forte et véritable
À pleurer et à rire
Je me demande :
Sont-ils voués à vivre
Dans le hautement
Imprévisible
Eux qui ont
Peut-être
Déjà une place
Dans l'harmonie
De l'univers ?

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