Je me Lève Aujourd'hui, Gabrielle Althen
Poèmes

Je me Lève Aujourd'hui

par Gabrielle Althen

Trois cyprès sont vigiles

Où le pardon fera la porte

Les plantes simples qui s'étreignent

Habitent

On ouvrira bientôt le cran de nos désirs

Ce paysage est admirable mais que lui ôte sa beauté ?

Parfois je me demande où l'on y bêche encore

Le terreau de la faute

D'introuvables pans de ciel baignent la terre

La mort aura juste un peu traversé le plancher

Pour offrir à chacun sa grappe de baies noires

J'entends toujours le bourdon de l'orgueil

Et je ne sais si je rattraperai mon nom

Mon pauvre nom de tête rebâtie sur le cœur

Le recours se prononce et la vigile insiste

Moi je me tiens où le roseau se penche

Attention donc le ciel commence ici

Les choses sont pourtant bien étroites sous l'aplomb

Je fixe avec effort le sol entre la vigne et la maison

Mais le ciel trop léger commence à s'en aller

Est-ce que l'histoire en a parlé ?

Il a déjà quitté nos pieds

Sans doute le pardon est-il comme le ciel

Route et couronne partout avec portes ouvertes

Qui donnent à manger leur fruit manquant et vert

La chose est à la fois absente et colossale —

Tu pleures, je pense, ô mon désir...

La sentinelle heureuse près du bord qui chavire

Ne touche rien

N'a rien à nous ôter

J'ai pris sur l'arbre une amicale baie

La route est brève je me suis levée



Poème publié et mis à jour le: 14 novembre 2012

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