Poèmes

Interiorisation de la Renaissance

par Minod Alain

INTERIORISER LA RENAISSANCE

La puissance du souvenir
Pour les marelles de l’enfance -
Ciel au paradis du sourire -
Redit le beau temps de présence...

Printemps où s'éveillent les sens
Avec les fleurs qu'il fait élire
Sur peau de femmes – en essence
Comme de si tendres élixirs

Que le poète en transhumance
Puisse redonner tant à lire
Dans nos pays en pleine errance -
Qu'il nous émeuve avec sa lyre

Jamais ! O Grand jamais l'absence
A la misère et ses soupirs
Ne lui tiendra lieu d'apparence
Il en glacerait pour le pire

Des uns les autres en puissance
Il n'y a aucun point de mire
Que la force de renaissance
Par delà tout ce qui s'admire

En nous-mêmes l'indépendance
Ne viendra de tous ceux qui tirent
Sur d'autres dans la dépendance -
Mais de la paix qui les attire

Pour qu'avril impose l'aisance
De tous ceux qui tournent et virent
Ne cherchons pas les subsistances
Autour d'Hiver et ses empires !

Peut-être qu'une vraie distance
D'avec tous ceux qui veulent nuire :
Princes-tyrans et leurs beaux sires :
Leur prescrire notre existence...

Pour le garder notre seul sens
Au chemin de l'épanouir :
Cette si belle fluorescence
De la justice en devenir

Quand la plus tendre des enfances
Hors de l'exil – laisse reluire
En nous suggérant l'innocence
De l'éclat de paix sans trahir !

Quand tant de mitraille leur lance
La mort sans plus même avertir
Sans leur laisser aucune chance...
Il n'y a de frontières à tenir …

Sauf celles de tous les empires
Et des différentes puissances
Qui s'entendent donc pour le pire :
Les richesses et leurs appétences

C'est avec ça que le bon-sens
Pour un renouveau à venir
Doit rompre avec grande insistance
O frères humains tenez l'ire

Et abandonnez le silence
Qui ne vous permet de choisir
Que des hommes de providence
Fiers d'avoir tout à vous saisir

Dans son rêve un poème encense
Vos rêves qu'il cherche à servir
Pour Printemps comme neuve enfance
Sortie de qui peut l'asservir

Demeure ! Désobéissance
A tous ceux qui veulent haïr
Par la vile loi d’obédience
Ceux qui résistent sans faillir

Le chaos et son insistance
Cherche les mémoires à salir
Et toutes bombes à outrance
N'entretiennent que les vampires

Les massacres sous surveillance
De tous les esclaves d'empires
Ne cachent la vraie espérance
D'un printemps neuf pour en finir

Avec ce qui barre toute alliance
Entre tous êtres qui aspirent
A partager leurs subsistances
Malgré ceux qui les en retirent

Avril ! Grandis la résistance
En de mêmes cœurs qui respirent
L'air de toutes les différences
Sous un soleil qui en transpire !

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