Poèmes

Fête

par Paul Neuhuys

On pavoise les rues pour le roi d'Italie

et la ville est comme une maîtresse jolie

Le matin frais luit sur les trottoirs arrosés

et le haut des maisons ruisselle de soleil

Les servantes agitent leur chiffon à poussière

comme les voyageurs au départ des wagons

Les tramways sont plus jaunes et les arbres plus verts

On arbore un drapeau neuf à l'hôtel du
Square

Guirlande, mirliton, cocarde, et ton amant,

est-il d'humeur entreprenante? Étonnamment.

Un enfant se promène avec un ballon rouge

léger comme l'amour qui ne tient qu'à un fil

Des notes d'opéra tombent du carillon

comme les citrons d'or des jardins de
Sorrente

On pavoise les rues pour le roi d'Italie

Ce soir, on allumera les lanternes vénitiennes

Farandole, mandoline, mon cœur, mon cœur est gai

comme un poisson d'avril dans un arbre de mai



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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