Poèmes

Étoiles

par Charles de Leusse

Amour

Le chiffre du cœur
Est chiffre qui meurt,
Car il est sans fin,
Un néant, un rien.
Seul point est sa bouche,
Seul point est sa couche.
Étoiles sont des points
D'une nuit sans fin.
La phrase commença
Quand finit le « ah ».
Que peut le marin
Quand la mer est joie ?
Il chavire son bien.
Dans elle, il se noie.
Regarder le ciel
Pour y voir le miel.
Butine, mais ne sait
Où donner son met.
Deux, nous sommes un groupe ;
Seuls, nous sommes une coupe.
Qui va donc remplir
Le fleuve du désir ?
Cire meurt quand la flamme
De la bougie brûle,
Mais aussi elle vit
Dans la flamme qui crie.
En m'aimant, tu t'aimes,
Car tu lâches les rennes.
Les masques vont tomber,
Et les corps après.
Sur un lit de roses,
Les pétales éclosent.
Douceur du matin
Qui se lève enfin,
Qui n'a de bâillement
Que la porte qui geint.
Que recherche le vent
Qui effleure le bain ?
Les ondes font des ronds
Qui caressent le fond.
Tout va en tout sens,
Et revient vers nous.
Ce que nous cherchons
N'est pas loin, je pense.

Extrait de: 
Une Nouvelle Vie

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