Poèmes

Enseignement

par Lucie Delarue-Mardrus

Dans ton cœur où survit le sang de tes aînés,
Le Nord lugubre aux durs rites enracinés
A mêlé le relent des cires catholiques
Au multiple bouquet des senteurs bucoliques;
Et tes sens douloureux n'oublient pas sans effort
Ce goût de cierge éteint qui pleure et fume encor...

Songeuse!... Va mêler ton atavisme austère
Au renouvellement onctueux de la terre;
Que ton pas réfléchi se plaise à fréquenter
Les jardins printaniers où mûrira l'été:
Et les arbres chargés de flores jusqu'au faîte
Qui secouent la saison heureuse sur sa tête,
Les oiseaux alternés comme un chœur de pipeaux,
L'eau dans l'herbe, le ciel mat et bleu, le repos
Des bons après-midi qu'un peu d'ombre tamise,
T'apprendront qu'il n'est point d'autre terre promise
Que celle où ta jeunesse aimable sent sa chair
Encensées au contact des feuilles et de l'air.



Poème publié et mis à jour le: 02 aot 2019

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