Dits des Enfances, Jean Claude Renard
Poèmes

Dits des Enfances

par Jean Claude Renard

Juste à l'amont du labyrinthe, sur les parois où luisent des aurochs blancs, la mer figea ses résines.
Puis d'étranges mains teintes d'argiles, traçant l'énigme aux plis des pierres, éveillèrent les fables — la première fête sacrée.
Peut-être,

par le jeu d'ombres d'un feu d'écorecs, s'inventèrent alors les dieux...
Dehors, la foudre transfigurait le sang.
Toutes fourrures étaient vertes sous la neige lisible à l'enfance

et les femmes, avant la mort,

touchaient de l'épaule les cristaux,

la mousse pure des menhirs.

II n'y avait pas d'absence.

Nul ne sait quelle fut la parole.

Mais jusqu'à l'aube,

comme un rouge-gorge dans les branches nues,

l'indéchiffrable transparence

fascinera la nuit des îles.



Poème publié et mis à jour le: 14 novembre 2012

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